[Critique] Dehors, c’est l’été (mais il pleut en dedans)

On ne peut guère célébrer Dehors c’est l’été, long-métrage signé Friederike Jehn, pour son élan d’originalité. On y suit le parcours de Wanda, adolescente sur le point de basculer dans les turpitudes de l’âge adulte, qui durant un été doit affronter une cellule parentale en effritement et un éveil sexuel inapproprié. Soit la narration la plus revue qui soit, avec son ton doux-amer de rigueur.

Pourtant, la réalisatrice ne s’impose pas sur ce terrain balisé avec une quelconque prétention. Elle offre plutôt un regard compatissant envers sa protagoniste, qui subit des difficultés malheureusement trop réelles, qui sont le lot commun de beaucoup d’existences brisées. L’interprétation générale, impliquée et plutôt charismatique, permet à cette classique histoire de prendre vie, soutenue par une mise en scène à la fois crue et poétique.

Mieux, on appréciera la beauté des paysages d’été qui bordent l’histoire, montrant combien l’existence tourmentée de chacun ne changera pas le cours heureux de la Nature. Une touche particulière pour un long-métrage appliqué qui vaut bien qu’on le considère à l’occasion.

Dehors, c’est l’été est disponible, après une sortie cinéma en septembre 2013, en DVD aux éditions Damned.

Avis

6.0 Passable
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