[Critique] 1987: l’adolescence à son firmament

Quand on regarde le nombre de productions traitant de l’insouciance adolescente vécue en bande masculine, on peut légitimement se demander si on ne pourrait pas parler d’un sous-genre frelaté. 1987 signé Ricardo Trogi prouve qu’en une touche d’une sincère fraîcheur on peut littéralement lui redonner des couleurs.

Plus grand succès national de l’année derrière Mommy, 1987 convoque les fantômes de John Hugues dans un grand bain d’autofiction. On y suit le parcours de Ricardo et de son futur angoissant, ainsi que de sa famille dysfonctionnelle et de ses potes à la marge, sans oublier l’obsession du passage à l’acte. Un parcours qui s’amorce avec une énergie proprement ébouriffante, multipliant voix-off et arrêts sur images diablement inventifs.

La mise en scène s’applique à infuser l’énergie pop de cette fin de décennie, ici retranscrite avec une science du détail immersive. Mieux, le casting respire au diapason de cette histoire humaine entre caricature et fêlures subtiles, si bien qu’on en vient à ne plus vouloir quitter cette tripotée d’attachants personnages. Et quand en point final s’opère une boucle avec le réel, on ne peut que se réjouir de ce formidable 1987.

1987 ne connaît pas encore de date de sortie mais repasse le mardi 25 Novembre au Forum des Images dans le cadre du Cinéma du Québec à Paris. Dernière chance !

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