[Critique] Lovelace, une gorge profondément maltraitée

Appartenir au milieu de la pornographie et rester dans l’inconscient populaire est une chose qui n’arrive pas tout les jours. Gorge Profonde est pourtant une production qui a brisée en son temps bien des frontières et un public de tout horizon l’a rapidement érigé en oeuvre culte. Lovelace, du nom de son actrice centrale, semblait traiter du phénomène lui-même. En réalité, assez peu.

On y suit bien dans une première partie frénétique les coulisses d’un milieu alors joyeux et débridé, qui avait en son sein des pseudos artistes avides de nouvelles manières de penser le sexe. Adoptant le point de vue de la jeune Linda, qui découvre comme le spectateur un milieu à l’opposé du sien, le film est d’abord efficace, bien interprété et mise en scène avec tact et énergie.

Puis Lovelace opère un retour sur des pièces du puzzle entraperçues, ouvrant la voie à un compagnon destructeur et dangereux. Honnête dans sa démarche, le long-métrage met en lumière la violence conjugale sans réelle finesse, dressant de multiples portraits psychologiques avec un manque de profondeur certain. Le spectateur finit plus conscient du problème mais un peu distancié du sujet. Mi-figue mi-raisin donc.

Lovelace sort le 8 Janvier 2014 dans les salles françaises.

Avis

6.5 Passable
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