[Critique] Comment j’ai rencontré mon père, un moment peu profond

Comment j’ai rencontré mon père réussit deux exploits : nous réconcilier avec Isabelle Carré et nous fâcher avec François-Xavier Demaison.

À la surface des choses. Pour son premier film, Maxime Motte tend à nous compter une jolie histoire, un brin morale sans être moralisatrice. Une petite douceur dont on profite gentiment, sans toutefois lui trouver du goût. Il faut dire que le réalisateur s’attaque à plusieurs fronts : l’adoption, les relations père-fils et les migrants. Trois thèmes qui s’accordent difficilement ici. On passe de l’un à l’autre en notant l’absence d’une réelle émotion forte, fédératrice.

Des personnages attachants à une exception près. On peut remercier le formidable Albert Delpy pour les sourires, et Isabelle Carré pour sa sensibilité à fleur de peau. Les deux apportant la justesse nécessaire à cette comédie sociale. A contrario, impossible de ressentir la moindre empathie pour Eliott (Demaison), tant cet irresponsable, donneur de leçons, exaspère sur tous les points. Pire, cette représentation malsaine d’un parent adoptif rappelant systématiquement à son fils sa couleur de peau. Malgré sa tardive remise en question, on se serait passé de rencontrer ce père.

Comment j’ai rencontré mon père sort le 7 juin 2017.

Avis

5.5 Comment on est sorti mitigé
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