[Critique] Une vie ailleurs : on reste en surface sans jamais plonger

L’Uruguay, les vieilles voitures, le foot et l’odeur fantasmée des barbecues. L’ambiance est là, pourtant, Une vie ailleurs ne nous transporte pas.

Un film sans frontières. Le scénario est universel. Chacun est susceptible de perdre son enfant au cours d’une séparation difficile. Le sujet est intéressant et bien traité. Olivier Peyon ne s’est pas focalisé sur la mère uniquement, mais a bien exploré plusieurs points de vue. Tout n’est pas blanc ou noir et il le montre au travers des existences diverses qui entourent le jeune Felipe. Il y a vraiment un travail de recherche et de compréhension de l’autre. Une vie ailleurs n’est pas un jugement mais une explication.

Isabelle Carré à côté de la plaque. L’actrice ne parvient jamais à rentrer dans son rôle. Elle jongle entre indifférence et excès. On ne croit pas une seconde à sa démarche et cela instaure immédiatement une distance entre le spectateur et le film. Heureusement, Ramzy Bedia arrive à la rescousse. En assistant social, il est parfait. Il parvient rapidement à créer une connexion avec les enfants que l’on sent sincère, puis surtout, il n’en fait pas des tonnes lui ! Face aux hurlements artificiels et immodérés de sa collègue, il préfère user de douceur et effectivement, ça fonctionne !

Une vie ailleurs sort le 8 mars 2017 dans les salles.

Avis

5,5 Un peu quelconque
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