[Critique] Cartel, la vitrine sans fond

Cartel, le dernier bébé de Ridley Scott mérite-t-il réellement le détour ? Le film suscite l’intérêt du spectateur dans le sens où ce dernier en vient  à se demander : est-ce que je m’ennuie réellement ou suis-je bêtement hypnotisé ?

Le récit, dispersé dans le montage, se perd dans toutes ces métaphores aussi infondées que fumeuses. La question pouvant être également posée serait celle-ci : y’a-t-il un réalisateur derrière la caméra, hormis durant les scènes d’actions, à la fois glaciales et terriblement efficaces ? La mise en scène des dialogues en simple champ contre-champ étant à la portée du premier venu…

Côté casting, seul le séduisant Brad Pitt sort du lot des têtes d’affiche, laissant Bardem, Diaz, Cruz et Fassbender demeurer de simples pantins.

Finalement, Cartel reste confus dans son ensemble, n’ouvrant la porte qu’aux interrogations : quels sont les thèmes chers à Scott ? Quel en est le pitch ? Pourquoi risquer que le spectateur n’ait rien à dire sur le film à sa sortie ? Etc etc.

Au fond, Ridley Scott revient avec un long-métrage pour le moins pompeux et long, qui épuise plus qu’il ne charme. Dommage.

Cartel/The Counselor est dans vos salles depuis le 13 novembre.

Article écrit par Cécile Ravidat.

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