Critique Rafiki : quand l’amour est interdit

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Lors de sa sélection dans Un certain regard, l’autre volet de la compétition officielle cannoise qui est souvent assez oublié par les médias, le film kényan Rafiki est parvenu à faire parler de lui de par son origine, mais surtout du fait de la réaction virulente du pouvoir au Kenya qui souhaita interdire la diffusion du film du fait de sa thématique : une histoire d’amour entre deux femmes.

Récit poétique et cruel… La cinéaste Wanuri Kahiu filme avec délicatesse cette idylle entre deux adolescentes dans un pays où on ne tolère pas l’homosexualité. D’une certaine manière le traitement esthétique rappelle Moonlight avec une caméra subtile et discrète qui reste toujours près des visages afin de saisir la moindre émotion. Cette dernière est d’ailleurs bien ressentie par les spectateurs à l’image des applaudissements en fin de séance.

… Mais relativement banal. Au final, le récit n’est nouveau que par rapport à ses origines, car on a affaire à une histoire comme on en a vu des centaines d’autres auparavant avec un déroulement assez prévisible. On regrette ce manque d’originalité, mais cela ne retire en rien aux qualités de ce premier long-métrage de Wanuri Kahiu qui révèle ici tout son talent et dont on n’a pas fini d’entendre parler.

Rafiki sort le 26 septembre 2018 dans nos salles.

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Avis

7 Beau film
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À propos de l'auteur

Nicolas Diolez

Rédacteur à la recherche de la moindre trace de génie sur pellicule et qui vit selon un axiome très précis : « un jour sans critiquer Michael Bay est un mauvais jour, mais un jour sans encenser Martin Scorsese en est un bien pire. »

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