[Critique] Breaking Bad, Breaking Sad

[sans spoilers]

Constance et juste mesure auront été jusqu’au bout les maîtres-mots de la série Breaking Bad.

Après nous avoir ébloui durant cinq saisons par sa réalisation, son scénario, et grâce à l’inoubliable Walter White (génial Bryan Cranston), la série a tiré sa révérence dimanche soir aux États-Unis, laissant derrière elle une pléiade de fans tristes, mais satisfaits d’un final si juste.

Breaking Bad a su, malgré son succès, s’arrêter quand il le fallait, lorsque le développement -et la mue- de son personnage principal eurent atteints leur paroxysme. Non sans rappeler l’anti-héros qu’était Dexter, dont le final a eu lieu la semaine passée, Walter White a quant à lui eu le droit à un traitement tout à fait adéquat. Grâce à une puissance modérée, la série a toujours su nous abreuver de trouvailles cohérentes et naturelles, sans se mettre de bâtons dans ses propres roues. Walter White n’en est pas moins provoquant et demeure LE seul vrai anti-héros que nous percevons, à force, réellement comme tel. Exceptionnellement, nous cultivons le sentiment que Vince Gilligan et son équipe avaient réfléchi le script dans son intégralité dès le départ, et qu’il n’a pas été soumis à la volonté de la chaîne.

Sacrée meilleure série dramatique aux Emmy Awards 2013, la déferlante Breaking Bad achève son parcours en beauté. Le slip de WW est mis à prix 250$. Un spin-off de Saul Goodman, on l’espère court et inspiré, verra même le jour prochainement. Un dernier shoot…

Article écrit par Cliffhunger

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