Critique Last Flag Flying : American (no) Dream

Richard Linklater possède ce talent indéniable de nous offrir des pépites indépendantes (Boyhood, Everybody wants some !!) passant systématiquement sous le radar, histoire de créer la surprise. Avec Last Flag Flying, le réalisateur fait davantage parler de lui et parvient peut-être moins à surprendre.

Souci de dosage. Steve Carell, Laurence Fishburne et Bryan Cranston forme une bande de vétérans à l’alchimie plus qu’évidente, mais le premier joue l’endeuillé (trop) discret, le second tourne en boucle et c’est bien le troisième qui s’accapare toutes les scènes, tous les dialogues. En lui offrant le rôle de chef d’orchestre énergique, Linklater renonce à équilibrer son trio qui devient ainsi un Cranston Show.

Élégant. Avec son scénario en forme de road movie faussement simpliste, Last Flag Flying est une nouvelle occasion pour le cinéaste de parler d’un quotidien à la fois drôle et désabusé, celui d’un American Dream qui n’en est plus un. On y dépeint ainsi l’Amérique d’avant et d’aujourd’hui en mettant en évidence son immobilisme au travers ses soldats. Mais en évitant de tomber dans la dénonciation facile ou le deuil larmoyant, Linklater signe un film simple, touchant, attachant.

Last Flag Flying sort le 17 janvier 2018

Avis

5.5 Simplement Cranston
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