[Critique] Infiltrator : un Breaking Bad inversé

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Après un excellent La Défense Lincoln et un très mauvais Players, Brad Furman revient avec Infiltrator. Une plongée dans le FBI des eighties qui a infiltré le cartel de Medellin.

Un casting 5 étoiles. Emmené par un Bryan Cranston au top des deux côtés de la barrière, le casting brille sous les strass des années 80, brillamment remises au goût du jour. Diane Kruger y est fascinante, tout comme Benjamin Bratt qui avec un charisme naturel incarne un bad guy que l’on ne peut s’empêcher d’apprécier. John Leguizamo retrouve sa gouaille habituelle et il fait toujours plaisir de revoir Joseph Gilgun (Preacher).

Humain. A la fois thriller sanglant bourré d’humour noir et film d’espionnage, Infiltrator est surtout empli d’humanisme. Rappelant sans cesse l’imminence constante du danger, l’ensemble manque paradoxalement d’intensité dramatique. On frissonne tout de même au détour de quelques scènes à la tension évidente et maîtrisée. Mais c’est quand il présente des criminels à la foi et aux valeurs profondément humaines que le métrage trouve tout son intérêt. Obligé de remettre en cause son intégrité morale, l’infiltré, tiraillé entre devoir et amitié joue sur la brèche. Passionnant.

Sans réinventer le genre, Infiltrator apporte sa pierre à un édifice narcotique déjà bien fourni.

Infiltrator sort en salles le 07 septembre 2016.

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6.5 A voir
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À propos de l'auteur

Morgane

Petit koala accro aux sorties et aux découvertes culturelles (autant qu'aux feuilles d'eucalyptus et au chocolat). Malgré mon amour incontesté pour le sommeil (normal pour un koala) je reste toujours à l'affût du prochain événement à vous proposer.

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