[Critique] Passerby #3, le syndrôme de l’Arc-en-ciel

La cinéaste Shin Su-won a choisi de traiter la mise en abyme dans son premier long-métrage en 2010 : Passerby #3. Le récit, touchant, raconte comment une mère de famille débordée par son fils en pleine crise d’adolescence et un mari ne croyant pas en elle, tente d’atteindre son plus grand rêve : devenir réalisatrice.

Sans aucun doute inspiré de faits autobiographiques, Passerby #3 passe aisément de la tendresse à la poésie en quelques plans. Le spectateur a presque l’impression d’être le seul à soutenir cette femme pleine d’imaginations et d’espoir. D’ailleurs, Shin Su-won se permet quelques touches fantastiques, donnant au film un peu de légèreté et d’émotion.

Ce long-métrage met parfaitement en avant les difficultés de ces métiers artistiques, surtout pour les débutants auxquels il n’est laissé qu’une seule chance. Les scénaristes deviennent des machines, sans plus aucune vie ni personnalité.

Finalement, Passerby #3 est une jolie pochette surprise qui, malgré un démarrage lent et difficile d’accès, ne donne qu’une envie dans n’importe quel domaine : faire ses preuves.

Article écrit par Cécile Ravidat.

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