[Critique] Patients, le Péril Jeune peut aussi être un handicap

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De loin, il y avait fort à craindre de Patients, premier long-métrage de Grand Corps Malade. Le slameur le plus populaire de France cède à la tentation du cinéma comme tant d’autres avant lui. Mais pour dire quoi ? En adaptant son roman autobiographique, Fabien co-signe (avec son éternel comparse Medhi Idir) une première œuvre qui redonne ses lettres de noblesse à une population souvent mal comprise : les handicapés.

Un regard dénué de toute larme pesante. Dès l’ouverture, la caméra s’infiltre dans le regard de Fabien, tétraplégique suite à un bête accident de plongée. C’est à ses côtés que l’on vit les expériences des « tétras ». La surprise de Patients en ce que l’écueil du « film de handicap » – souvent filmé avec complaisance – est évitée. Le cadre lumineux et une tonalité générale bienveillante planent sur le long-métrage.

Deuxième surprise : Patients est drôle. Le cinéaste réussit à construire un film de potes aux répliques croquantes et l’œil pétillant. Un exploit qui doit pour beaucoup à ses interprètes, de jeunes pousses qui émerveillent par leur naturel et leur aisance. Son exploit est aussi là, ouvrant la voie à un cinéma populaire subtil, digne, jeune et métissé.

Patients sort le 01 mars 2017 dans les salles françaises.

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Avis

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À propos de l'auteur

Emyr Phœnix

Shooté au cinéma depuis son plus jeune âge, c’est avec une insatiable curiosité qu’il guette le prochain rubis filmique susceptible d’être révélé. Même si ça ressemble à une aiguille dans une botte de foin.

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