[Critique] Machete Kills : le nanar (trop) assumé

Depuis sa fausse bande-annonce d’origine, Robert Rodriguez se sert de Machete comme un défouloir et cela se voit. Si dans le premier opus le réalisateur se contentait de rester dans le cadre imposé, livrant un film grindhouse efficace mais limité, Machete Kills lui donne l’occasion de se lâcher complètement.

Revoilà donc l’invincible Mexicain chargé par le Président des États-Unis de sauver le monde. L’occasion pour Machete incarné par Danny Trejo de faire ce qu’il sait faire de mieux : tuer une ribambelle de méchants de façon toujours plus imaginative et sanguinolente. Rodriguez joue totalement sur l’aspect nanar de son œuvre : décors en cartons et effets spéciaux tout droit sortis d’une série Z comme Sharknado. Les séquences les plus dingues se multiplient et voir le héros chevaucher un missile n’étonne même plus.

Malheureusement le film tire en longueur et son amateurisme assumé finit par fatiguer. Le réalisateur semble avoir choisi la facilité avec cette surenchère constante, imaginant peut-être que son casting impressionnant et ses quelques bonnes idées suffiraient à faire fonctionner la machine. Pas grave, dans Machete Kills, le ridicule, lui, ne tue pas.

Machete Kills débarque le 2 octobre prochain

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