Critique Vikings saison 5 : on n’est pas loin du Ragnarok…

La saison 5 de Vikings amorce déjà la fin du show de History en nous proposant un schéma narratif narcoleptique, éveillé par de menus morceaux de bravoure.

Le vieux sanglier devenu une légende, les jeunes marcassins grognent et tentent de se partager les miettes de l’héritage paternel. On pensait qu’en développant les intrigues respectives des fils de Ragnar, Vikings pourrait se relever de la perte de son éternel protagoniste. On avait tord.

Sans sa figure de proue, le show de History se meurt petit à petit, à l’image d’un Floki inutile, devenu sa propre caricature alors que la découverte de l’Islande est laissée pour compte, au profit de complots, de guerres de territoires et de mésententes fraternelles. Les tensions se ravivent, s’échafaudent, se délient, se renforcent et les rebondissements s’anticipent pour qu’au final, la série ne soit plus que l’ombre de ce qu’elle était. Sans ses confrontations idéologiques et ses chocs sociétaux, il ne reste plus que le tout-venant, le dispensable. On déplore un manque d’originalité de la part de Michael Hirst, clairement submergé par les (trop) grandes attentes d’un public habitué à une série exceptionnelle.

Vikings, le début de la fin

On est sévère, mais Vikings reste une série très honorable, qui continue son bonhomme de chemin en nous émerveillant, mais un peu moins qu’avant. Les décors naturels du Canada et des pays scandinaves sont toujours immaculés, parfaits pour accueillir nos guerriers magnifiquement costumés se foutrent sur la tronche dans des affrontements de plus en plus dantesques. Lors de combats filmés au cœur de la bataille, la boue, le sang et les larmes éclaboussent l’objectif renforçant l’immersion et ce grâce  un montage acéré et personnel. Toujours secondé par une bande son frémissante, pas de doute, History se donne toujours à fond.

Sauf que des imperfections de plus en plus récurrentes viennent faire pâlir le tableau. Les ravages du temps n’ont aucune incidence et les Vikings restent à jamais jeunes, malgré leurs barbes et cheveux blancs, ce qui vient problématiser l’acuité historique recherchée. On comprend cette volonté de rendre les personnages immortels, comme les héros des chansons d’antan, mais le scénario pâtit de ces incohérences qui troublent la continuité narrative. Surtout que la série s’embourbe à nous proposer de nombreuses intrigues, pour finalement sombrer dans un faux rythme renforcé par l’ajout de personnages secondaires inintéressants.

Sans savoir où aller, ni comment se sortir de situations inextricables mais dispensables, Vikings en est réduit à utiliser les flashbacks sur Ragnar ou, comme dans le final, à faire écho aux précédentes saisons pour tenter de redonner un peu de sève à un show presque mort. Quel dommage.

La saison 5 de Vikings est disponible sur History.

Avis

5 la fin est proche...
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Axel PC

Entre deux passages sur le billard pour ressembler à l’arme X, ce créateur marginal allie réalisation et graphisme à l’écriture pour s’évader vers une galaxie lointaine. À l’affut de toute image mouvante, sa passion pour le cinéma et les séries ne s’estompe que pour fragguer quelques noobs.

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