[Critique] Tunnel : sous terre, personne ne vous entendra crier

Après le carton du Dernier train pour Busan et les succès critiques de Mademoiselle et de The Strangers, l’année 2016 aura été un grand cru pour le cinéma coréen (à la maison comme à l’étranger) mais aussi le symbole de la porosité des frontières entre cinéma de genre commercial et artistique. Avec le film Tunnel, Kim Seong-hun renoue avec un cinéma commercial pur et dur pour le meilleur et pour le pire…

Efficace et drôle. C’est le récit d’un homme qui se retrouve coincé sous un tunnel effondré. Une situation quelque peu désobligeante surtout quand les secours tardent à venir. En plus d’une satire de la société sud-coréenne terriblement drôle, Tunnel possède quelques séquences catastrophes épiques qui valent le coup d’œil.

Néanmoins, l’intérêt diminue à mesure que les mécaniques du récit se dévoilent. Derrière les prémices d’une œuvre sombre et adulte, on découvre une thriller léger et bon enfant. Cela pourrait être une qualité si l’enchaînement de clichés insipides n’était pas aussi lourd. C’est dommage, car on finit par décrocher du récit et par attendre patiemment une fin qui est à l’image du film : sympathique mais convenue.

Tunnel sort le 3 mai 2017.

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Nicolas Diolez

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