[Critique] The Birth of a Nation : une longue, très longue naissance

0
Share Button

Qu’on se le dise, si The Birth of a Nation finit par être boudé aux Oscars, ce n’est pas tant pour le passé houleux de son réalisateur / acteur principal Nate Parker que pour son aspect poussif et sa durée trop longue.

Manque de subtilité. Prenez Free State Of Jones et 12 Years A Slave, enlevez l’épaisseur du premier et la dignité du second pour obtenir un The Birth of a Nation d’une lourdeur absolue. Non pas que le message n’en soit pas moins pertinent, surtout à notre époque, mais le réalisateur semble prendre un plaisir, presque malsain, à en remettre des couches à la truelle, rendant le propos indigeste. Et que dire de cette scène où Nate Parker se prend pour le Christ, chemin de croix en prime ? Il y a bien quelque chose de révoltant dans The Birth of a Nation

Traîner en longueur. Cet éléphant dans un couloir serait passé plus facilement si le long-métrage n’avait pas la prétention de pouvoir tenir presque deux heures en rabâchant les mêmes choses. Sous prétexte de vouloir montrer toute l’horreur de l’esclavage, le voilà multipliant les séquences chocs, les allonge et finalement tourne en rond une bonne partie du temps. Quand on veut faire parler, il vaut mieux d’abord avoir quelque chose à dire…

The Birth of a Nation sort le 11 janvier 2017.

(Visited 439 times, 2 visits today)

Avis

3.5 Maladroit
  • Votre avis (0 Vote) 0
Partagez

À propos de l'auteur

Allan Blanvillain

L’homme à tout faire du site chargé de veiller à ce que l’info ne soit jamais trop longue et n’hésitant pas à priver les coupables de desserts. Car comme dirait Chuck Norris : un grand pouvoir implique de grandes responsabilités.

Réagissez !