[Critique] Sam Was Here, l’enfer du porte-à-porte

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Deuxième rendez-vous du PIFFF et première belle découverte. Sam Was Here est à la fois le premier film de Christophe Deroo et une production 100% indépendante née sur un ras-le-bol.

Une lenteur qui paie. Pour son baroud d’honneur dans le long-métrage, Deroo s’astreint à conter son récit en 1h15. C’est à la fois un choix économe et une manière d’éviter la dispersion propre aux premiers films. Cette courte durée ne paralyse pourtant en rien le cinéaste. Il impose tout du long une atmosphère lancinante où les éléments se révèlent avec parcimonie. On est à la fois rapidement happé au sein du récit et tenu en otage d’une tension qui va crescendo.

Le concept est réjouissant. En s’attaquant au bush américain hostile et ses rednecks poisseux, Deroo prend le risque de recycler des figures usées du cinéma d’horreur. Malin, le cinéaste construit son univers sur ces clichés surannés. Il trouve un concept fort dont on perçoit les contours en fin de parcours et qui fait vriller Sam Was Here sur les terrain du revenge movie apocalyptique. On se souvient alors du Blue Ruin de Jérémy Saulnier, premier film d’un cinéaste qui possède aujourd’hui son petit culte. C’est tout ce qu’on souhaite à Christophe Deroo.

Sam Was Here a été présenté au PIFFF et sortira au printemps prochain en Blu-Ray, DVD et VOD.

 

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Avis

7.5 Prometteur
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À propos de l'auteur

Emyr Phœnix

Shooté au cinéma depuis son plus jeune âge, c’est avec une insatiable curiosité qu’il guette le prochain rubis filmique susceptible d’être révélé. Même si ça ressemble à une aiguille dans une botte de foin.

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