Critique Ready Player One : Spielberg signe un nouveau film de référence

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Précédé d’une réputation où les superlatifs sont légion, Ready Player One se présentait comme le retour de Steven Spielberg au film d’aventure. Cette adaptation du livre d’Ernest Cline est tellement plus…

Film de geeks ? Avec ses références à foison, on craignait que Ready Player One tombe dans l’overdose. C’était oublier l’intelligence de tonton Spielberg, véritable maître de ce monde virtuel, qui leur offre un cadre naturel, presque logique, loin de l’enfonçage de portes ouvertes dont se sert souvent Hollywood pour attirer le public. Non, le cinéaste connaît le milieu, il en a lui-même crée de nombreux codes et prend un malin plaisir à interroger sur l’état d’une culture pop devenue consumériste.

Introspectif. Le long-métrage est un biopic : celui du réalisateur lui-même. Au travers James Halliday, inventeur introverti et inadapté social de l’OASIS, mais aussi du jeune Wade Watts qui le vénère, Spielberg se regarde dans le miroir. Il se questionne sur son héritage, sur ses limites, sur sa propre capacité à surpasser ses maîtres (la meilleure séquence du film est dédiée à Kubrick). Ready Player One est un portrait : celui d’un rêveur insatiable qui juge les conséquences de son imagination, et nous on a encore la tête dans les étoiles.

Ready Player One sort le 28 mars 2018

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9.5 Pas des références, UNE référence !
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À propos de l'auteur

Allan Blanvillain

L’homme à tout faire du site chargé de veiller à ce que l’info ne soit jamais trop longue et n’hésitant pas à priver les coupables de desserts. Car comme dirait Chuck Norris : un grand pouvoir implique de grandes responsabilités.

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