Critique Pentagon Papers : demain à la Une

Tom Hanks et Meryl Streep réunis devant la caméra de Steven Spielberg, sur le papier Pentagon Papers a tout pour faire rêver. Et à l’écran ?

Une histoire captivante. Pourtant, n’en déplaisent aux comédiens, excellents par ailleurs, ce n’est pas tant eux les stars du long-métrage, mais bien ce qu’il s’y raconte. Dans la lignée des Hommes du président avec lequel il pourrait faire office de préquel, et de Spotlight – dont le scénariste Josh Singer a co-écrit Pentagon Papers -, le film rend hommage aux journalistes et à ce quatrième pouvoir au service des gouvernés et non des gouvernants. Telle une pique adressé à Trump et ses invectives envers les médias, Spielberg signe un édito cinématographique percutant.

Une ambiance recréée. Le réalisateur reconstruit avec un grand souci du détail l’atmosphère des seventies, le machisme inclus. À ce titre, Meryl Streep vole la vedette à son partenaire dans cette position délicate de directrice de publication « par défaut », obligée de s’imposer dans ce monde d’hommes en guerre. Loin de tomber dans un académisme ronflant, le cinéaste parvient à insuffler de l’énergie à ses joutes verbales et leur offrir toute la tension qu’il convient. Et ainsi, la plume devint plus forte que l’épée.

Pentagon Papers sort le 24 janvier 2018

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