Critique Preacher saison 4 : délicieuse conclusion

Si le season premiere prenait son temps pour démarrer, la quatrième et dernière saison de Preacher a su terminer le show avec un panache magistral.

Jesse, Cassidy et Tulip cherchent Dieu pour en découdre et tenter d’éviter l’apocalypse. Seth Rogen et Evan Goldberg concluent d’une façon incroyable l’une des pages les plus iconoclaste de la télévision contemporaine, la fin d’un rush incroyable, incroyablement adapté et mis en scène. Preacher nous aura scotché jusque dans les dernières secondes et marquera longtemps les spectateurs politiquement incorrects que nous sommes.

Critique Preacher saison 4 : délicieuse conclusion
©AMC

The Boys prendra la relève mais Preacher restera comme un incontournable, notamment parce qu’elle aura su trouver son indépendance au comics originel sans nuire à l’œuvre de Garth Ennis et Steve Dillon, notamment dans cette dernière saison apocalyptique et foutrement jouissive. Sans fausse note, le rythme évolue, d’oniriques et versatiles les épisodes deviennent épiques et d’une générosité folle où, avec émotion, on fait nos adieux aux personnages hauts en couleurs qui reposent désormais sereinement. 

Série divine

Alors que le show touchait à sa fin, Preacher parvenait à nous prouver sa force narrative et visuelle. Chaque épisode se rapprochant de la conclusion offrait un pur moment de télévision qui ne manquait pas de soulever l’absurdité du fanatisme religieux d’une façon irrespectueuse, subversive mais diablement pertinente. Une plongée dans les affres de l’iconoclastie pure et dure alors que Dieu s’impose comme le méchant ultime, ironique et sans concession afin de promouvoir une apocalypse salvatrice. De quoi souder tous les protagonistes farfelus de ce bijou télévisuel. De Hitler à Eugène en passant par le Saint des Tueurs, tous trouvent ici leur place, leur consécration.

Critique Preacher saison 4 : délicieuse conclusion
©AMC

Si on était prêt à se laisser embarquer n’importe où suivant les pérégrinations de Seth Rogen et de son compère, cette conclusion résonne d’une manière magistrale et follement poétique. Loin du traditionnel happy-end, Preacher parvient à se hisser sur la haute sphère des séries inadaptables mais parfaitement adaptée et ce grâce à une réalisation aux petits oignons, dynamique et très graphique. D’un humour visuel décapant, les plans alternent, se suivent et proposent des scènes d’une violence inouïe ou d’un humanisme attendrissant. C’est beau, c’est bien, c’est culte. Amen.

Un road trip halluciné vient de se terminer merveilleusement bien. Preacher nous aura tantôt fait rire, choqués, outrés mais il vient maintenant de nous faire pleurer. Repose en paix.

La saison 4 de Preacher est disponible sur AMC et OCS.

Avis

10 magique
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Axel PC

Entre deux passages sur le billard pour ressembler à l’arme X, ce créateur marginal allie réalisation et graphisme à l’écriture pour s’évader vers une galaxie lointaine. À l’affut de toute image mouvante, sa passion pour le cinéma et les séries ne s’estompe que pour fragguer quelques noobs.

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