Critique Intimidation saison 1 : une minisérie pour commencer l’année en mode policier

Le 30 janvier 2020, Netflix ajoutait à son catalogue une nouvelle série anglaise, Intimidation. Après Safe, sortie en 2018, il s’agit d’une nouvelle adaptation d’un roman d’Harlan Coben, The Stranger. Cette dernière nous plonge dans une enquête policière dont l’auteur a le secret. Entre traque et statut quo, meurtres et disparitions, les huit épisodes de cette minisérie se révèlent haletants tout en respectant les codes du polar traditionnel.

Critique Intimidation saison 1 : une minisérie d’Harlan Coben pour commencer l’année en mode policier
©Netflix

Cette adaptation du roman devrait convaincre les aficionados de policier. On retrouve en effet les ressorts habituels de l’auteur. Une épouse qui disparaît, un mari adultère, des ados qui dealent dans des rave parties en oubliant ce qu’ils ont pu faire d’autre, un flic ripou… L’intrigue de Intimidation demeure solide. Bien que certaines révélations ne surprennent pas forcément les habitués du genre, le spectateur se retrouve rapidement pris dans l’histoire. Comment les personnages peuvent-ils tous être reliés, qui est cette mystérieuse inconnue qui semble tout connaître de leurs vies ? Autant de questions qui se posent au fur et à mesure que la réponse se dessine sans pour autant se révéler avant la fin du dernier épisode.

Un rythme soutenu et maitrisé

Comme on a pu le constater dans l’adaptation de Guillaume Canet Ne le dis à Personne, sorti en 2006, projeter une œuvre d’Harlan Coben au cinéma exige une grande maîtrise du rythme. Enchaîner les scènes d’action, de course-poursuite et les scènes de tension, les moments de flottement… peut s’avérer encore plus difficile dans le cas où l’histoire se développe en plusieurs actes comme c’est le cas ici. Daniel O’Hara et Hannah Quinn s’en sortent à merveille avec leur réalisation de The Stranger en minisérie.

La tension monte progressivement tout au long des huit épisodes. En effet, les phases de recherche de la femme disparue laissent place à une chasse à l’homme, l’attente qu’un ado sorte du coma se termine en course-poursuite… Les règles du thriller télévisé sont respectées. Si la série n’atteint pas le niveau de violence et de suspens d’un Millénium par exemple, elle demeure très plaisante à suivre, notamment grâce aux protagonistes.

Critique Intimidation saison 1 : une minisérie d’Harlan Coben pour commencer l’année en mode policier
©Netflix

Des personnages simples et efficaces

De la policière chevronnée au mari dépassé en passant par l’inconnue aux informations compromettantes, les figures typiques des romans noirs semblent toutes réunies. Celles-ci confèrent une réelle force de conviction à cette minisérie. Siobhan Finneran, qui interprète l’enquêtrice principale, délivre une performance tout en finesse : traversant plusieurs épreuves personnelles difficiles, son personnage laisse entrevoir certaines failles sans pour autant tomber dans le stéréotype du flic dépressif. Un rôle pas forcément évident à tenir mais très bien interprété. On remarque également le jeu efficace de Richard Armitage, qui inspire volontiers le soutien du spectateur dans sa quête pour retrouver sa femme.

Avec son rythme soutenu et son intrigue bien menée, Intimidation constitue une bonne minisérie que l’on regarde avec plaisir. L’enquête tient le spectateur en haleine tout au long des huit épisodes, qui sèment de plus en plus d’indices sans jamais trahir la conclusion de toute l’histoire. Si l’intrigue générale demeure assez classique du style policier, elle n’en demeure pas moins intéressante et l’on passe un très bon moment à la découvrir.

La saison 1 d’Intimidation est disponible sur Netflix depuis le 30 janvier 2020.

Par Léa B.

Avis

7 Nice
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Léa Butel

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