[Critique] Concrete and Gold : des Foo Fighters pas assez fous

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Trois ans après le discutable Sonic Highways, les Foo Fighters ressortent la machine à riff avec Concrete and Gold… Mais ne l’exploitent malheureusement qu’à moitié.

Incisif…. On sentait une envie d’en découdre de la part des Foo Fighters lorsque Dave Grohl nous a sorti qu’ils voulaient « une version de Sgt/Pepper enregistrée par Motorhead. » Les deux premiers extraits Run et The Sky Is A Neighborhood étaient plutôt encourageants, sans atteindre des sommets. Avec Make It Right et La Dee Da, aux relents 70’s plutôt efficaces, ce sont les seuls titres, soient 4 sur 11,  à répondre au mantra de Grohl.

Mais pas trop. La suite de l’album est plus policée et tranche nettement avec la puissance des premiers morceaux. Les Californiens brassent assez large et puisent dans le catalogue avec plus ou moins d’inspirations : Pink Floyd (Sunday Rain, Concrete and Gold), les Beatles (la ballade Happy Ever After Zero Hour) et eux-mêmes (The Line et Arrow, dispensables). Sans être foncièrement mauvais, Concrete and Gold n’est pas la claque annoncée et nous laisse penser que Foo Fighters avait les capacités pour aller plus loin, plus vite, plus fort.

Concrete and Cold des Foo Fighters est sorti le 15 septembre 2017

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7 C'est presque ça !
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À propos de l'auteur

Bronco

Si je suis chargé de la critique de galettes en tout genre, cinéma et musique forment les deux mamelles de ma culture. D'Abba à Zappa, d'Alien à Zoolander, tout y passe, rien (ou presque) ne trépasse.

Un commentaire

  1. Pavloff Nicolas le à

    Les Foo, c’est rock, brut, c’est de l’analogique, c’est un son, certes enregistré tout en double micro depuis bien longtemps, mais c’est du son de l’instrument qui va dans un ampli et qui sort des baffles, efficace, simple, tellement décrié avec passion dans la série documentaire « Sound City ». Même si avec l’album « Echoes, Silence, Patience and Grace » il y avait déjà quelques effets et arrangements, légers, discrets, mais efficaces donc utiles, ici ils occupent trop l’espace, ils maquillent beaucoup trop le son brut des instruments, même la voie maquillé, sur pratiquement tous les morceaux. Pire, Il y à des…. Choeurs… C’est ridicule. C’est …simplement, pour un puriste comme moi, décevant. Mais comment peut on passer de Butch Vig à Greg Kurstin???
    Je n’en suis qu’a la troisième écoute, Je dois insister, j’e vais insister. Mais le meilleur était dans les deux titres dévoilés avant la sortie de l’album. On rajoute deux autres titres sympa à l’écoute et tout le reste n’a rien qui puisse faire vibrer.

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