[Critique] Bright : Netflix fait son Suicide Squad

Si côté série, Netflix nous aura offert de belles pépites cette année – telle l’excellente Dark –, niveau cinéma on grince encore salement des dents devant le Bright de David Ayer.

Il y avait de l’idée. David Ayer est un réalisateur capable du meilleur (Fury, End of Watch), comme du pire (Sabotage). Lorsqu’il prend à nouveau les commandes d’un film de « flics », sur un scénario de Max Landis (Chronicle) et Will Smith devant la caméra, on se dit qu’on ne part pas si mal. Quand en plus, il tente le mélange des genres avec l’héroic fantasy, on sent le truc culotté intrigant.

Plus jamais ça. Sauf qu’Ayer a décidé de refaire son Suicide Squad avec des personnages traités à la truelle, des clichés à perte de vue (l’Orque est un gangsta qui écoute du Black Métal), un maquillage risible, et une histoire qui ne raconte rien. Même les acteurs semblent se demander ce qu’ils font là. Bright consiste en une longue scène d’action où les fusillades s’enchaînent et se ressemblent, avec un peu de fantastique en guise de Deus Ex Machina quand il y en a besoin. Ça n’a aucun intérêt et le pire, c’est qu’il va y avoir une suite… comme Suicide Squad quoi.

Bright est disponible depuis le 22 décembre 2017 sur Netflix.

Avis

3 Si tu es aveugle et sourd
  • User Ratings (0 Votes) 0

About Author

Avatar

Leave A Reply