[Critique] Braquage à l’ancienne, Papy’s Eleven

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Devant le générique de fin défilant, il est difficile de croire que Zach Braff se cache derrière Braquage à l’ancienne. Le pitch parle de lui-même : trois retraités se préparent à braquer une banque pour payer leurs retraites. Au revoir mélancolie doucereuse de Garden State et Le Rôle de ma vie, bonjour cahier des charges mollasson vissé sur rails.

Le film ni-ni. Ni vraiment drôle parce que conditionné par la gentillesse de son regard et la grossièreté de ses traits. Ni émouvant parce que traversé par un regard sur la vieillesse sorti d’un manuel bien-pensant. Le point de départ presque politique du film, possiblement mordant, se perd dans les atermoiements sur la famille et finit sur une note contradictoire à la gloire du capitalisme.

Un plaisir du style. Incapable de choisir entre les deux versants de son film, Zach Braff met la gomme sur la notice du parfait film de braquage. De là résulte un certain sens du tempo et du découpage, signes de la survivance d’un cinéaste autrefois intéressant. Clairement affiché comme une œuvre de commande, on pourra aussi prendre plaisir à voir un trio parfait échanger quelques plaintes fatiguées. C’est peu.

Braquage à l’ancienne sort le 03 mai dans les salles françaises. 

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Avis

5 Pantouflard
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À propos de l'auteur

Emyr Phœnix

Shooté au cinéma depuis son plus jeune âge, c’est avec une insatiable curiosité qu’il guette le prochain rubis filmique susceptible d’être révélé. Même si ça ressemble à une aiguille dans une botte de foin.

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