[Critique Blu-Ray] Desperate Hours, Michael Cimino disparu

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NDLR : Retrouvez notre test technique et celui des bonus en bas de l’article.

Pour son sixième film, Michael Cimino se frotte à l’exercice du remake en réadaptant le Desperate Hours de William Wyler. Il affronte également le défi du huis-clos en filmant la prise d’otages d’une famille bourgeoise par un criminel mystérieusement poli. Seulement voilà, Cimino ne s’épanouit guère en intérieur et jouit

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Avis

7.0 Curiosité malade

Avant toute chose, remercions Carlotta sur son exigence cinéphile. Sans elle, il n’y aurait pas de Cimino inédit en blu-ray. Et encore moins l’existence d’une sublime édition à L’Année du Dragon, qui renaît tel un phénix majestueux de ses cendres (test sur le site). Rien que pour ça, merci.

Les courbettes étant faites, passons à la technique d’une édition non immaculée de défauts. L’ouverture est grignotée par le grain d’une pellicule à l’évidence usée et qui n’a pas bénéficié d’une remasterisation très pointue. Doit-on s’en plaindre ? Non, puisqu’à l’évidence le transfert recèle un rendu des couleurs mirifique et offre, passé l’introduction, un rendu des contrastes de très bonne tenue. En témoigne LA scène du film, où les grands angles éblouissent de la plus brillante des manières. Et puis, où voulez-vous trouver ailleurs un inédit pareil ?

Le son est là aussi bon, pas fantastique. Sur une note positive, il travaille à rendre les voix les plus cristallines possibles et fait des merveilles avec une musique pour le moins étrange si l’on tient compte des circonstances.

Un seul bonus ? Mazette ! me direz-vous. Et bien pas de panique, Jean-Baptiste Thoret, auteur d’un merveilleux livre sur Michael Cimino ("Michael Cimino, les voix perdues de l'Amérique", à se procurer sans réfléchir), nous offre en sept minutes un éclairage enrichissant et pointu sur le film et sa production chaotique. On n’aurait pas craché sur un long documentaire rétrospectif, mais on se réjouira déjà d’un tel bonus.

  • Film 5
  • Image 8
  • Son 8
  • Bonus 7
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À propos de l'auteur

Emyr Phœnix

Shooté au cinéma depuis son plus jeune âge, c’est avec une insatiable curiosité qu’il guette le prochain rubis filmique susceptible d’être révélé. Même si ça ressemble à une aiguille dans une botte de foin.

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