[Critique] À ceux qui nous ont offensés, on ne choisit pas ses parents

Brendan Gleeson et Michael Fassbender semblent s’apprécier, en témoigne leur présence dans le très discuté Assassin’s Creed sorti en décembre 2016. Heureusement, les deux comparses quittent les super-productions le temps d’un film plus modeste, À ceux qui nous ont offensés, et franchement largement plus pertinent.

Le retour dans un rôle « physique » de Michael Fassbender. Dans ce thriller d’Adam Smith, il joue un personnage comme il les aime : tourmenté, qui dégage une forte aura et qui ne se laisse pas marcher sur les pieds… Sauf par son père (Gleeson), ce qui est une des questions fondamentales du film sur les problèmes de la filiation.

Mettre un visage sur la misère. On retrouve une narration assez classique qui humanise des personnages qu’on pourrait détester, car on ne les connaît pas. Le cinéaste met en avant leur détresse, leur point de vue et tout ce que cela entraîne sur l’éducation et le mode de vie. Comme pour la performance de Fassbender, il y a une certaine retenue à tous les niveaux du film, aussi bien dans la mise en scène que dans le traitement de l’histoire en thriller. Fort heureusement d’ailleurs, car Adam Smith évite ainsi de tomber dans le misérabilisme outrancier.

À ceux qui nous ont offensés sort le 1er mars 2017.

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Nicolas Diolez

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