Cannes 2018 – Critique Cold War : le Roméo et Juliette polonais ?

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On va finir par croire qu’il y a une thématique « film musical en URSS et en noir et blanc » pour cette 71eme édition du Festival. En effet, après l’incroyable Leto, on découvre Cold War, l’histoire d’un compositeur et d’une chanteuse dans l’impossibilité de vivre ensemble à cause de tous les éléments liés à la Guerre froide.

Noir et blanc de toute beauté. Que ce soit par l’utilisation de la lumière ou le jeu sur les vêtements et les décors pour donner du contraste, le film est de bout en bout véritablement pensé en noir et blanc. On n’a pas affaire à un simple choix esthétique, mais aussi à une façon d’exprimer le contexte binaire : Guerre froide, Occident contre URSS, noir contre blanc, absence de zones de gris à l’image des deux amants qui peinent à être ensemble.

Qualité de l’interprétation et de la narration. Les deux protagonistes donnent vie au récit, la femme par son énergie, l’homme par son regard pénétrant. Le cinéaste polonais Pawel Pawlikowski – qui avait fait sensation avec l’Oscar du meilleur film en langue étrangère pour Ida en 2015 – est un maître dans sa manière de raconter une histoire, alternant avec finesse des instants d’allégresse et de romance avec du drame, il tient le spectateur en haleine tout le long et marque pour la première fois les esprits cannois.

Cold War sortira le 31 octobre 2018 chez nous.

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À propos de l'auteur

Nicolas Diolez

Rédacteur à la recherche de la moindre trace de génie sur pellicule et qui vit selon un axiome très précis : « un jour sans critiquer Michael Bay est un mauvais jour, mais un jour sans encenser Martin Scorsese en est un bien pire. »

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