[Critique] Wind River, la sauvagerie américaine

Taylor Sheridan en est à son premier film en tant que réalisateur, mais pas à son premier coup de maître dans le cinéma. En effet, il est l’auteur de l’excellent scénario de Comancheria, qui avait fait sensation au Festival de Cannes 2016. C’est donc avec plaisir qu’on le retrouve à la réalisation et au scénario de Wind River, un thriller soutenu par une bande originale de Nick Cave et de Warren Ellis et par la performance de Jeremy Renner et d’Elizabeth Olsen.

Western contemporain. Comme pour Comancheria, l’histoire se déroule à notre époque, mais elle est plus assimilable à un western. D’ailleurs le film se passe au beau milieu d’une réserve indienne dans une contrée glaciale où la loi du plus fort est toujours d’actualité. Sheridan déconstruit le mythe américain avec une bonne dose de mélancolie et de noirceur.

Un combat de tous les instants. Jeremy Renner le mentionne dans le long-métrage, il faut se battre et ne jamais se laisser aller afin de survivre dans un tel environnement. La violence est omniprésente et explose dans le dernier acte, emportant tout sur son passage. On est dans du cinéma à la Sam Peckinpah, sauvage et profondément humain, qui à défaut de réinventer le genre continue toujours de l’emmener plus loin.

Wind River sort le 30 août 2017 et a été et présenté dans Un Certain Regard au Festival de Cannes 2017.

Retrouvez tous nos articles consacrés au 70e Festival de Cannes ici.

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Nicolas Diolez

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