[Critique] The Square, cours de géométrie filmique

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Critique de The Square lorsque nous découvrions le film au Festival de Cannes.

Jacques Tati a trouvé un héritier en la personne de Ruben Östlund, le réalisateur suédois de Snow Therapy. Son nouveau film sélectionné en compétition à Cannes, The Square, a une identité qui lui est propre mais fait penser à un Playtime de Tati revisité avec un certain panache.

Étude sociologique de l’homo sapiens sapiens dans l’environnement urbain. Östlund décortique les comportements humains à travers les péripéties absurdes d’un programmateur de musée d’art contemporain – l’acteur Claes Bang qui mériterait un prix d’interprétation. On note également la présence au casting de Dominic West et d’Elisabeth Moss (fantastique en journaliste à moitié folle). Avec un humour décalé, le cinéaste montre nos défauts, notre lâcheté et notre hypocrisie, afin de mieux révéler notre humanité.

L’art de cadrer au centimètre près. Généralement les plans sont fixes, ce qui rend les moindres mouvements de la caméra d’autant plus marquants – d’ailleurs certains sont sidérants. Comme chez Wes Anderson ou Tati, chaque cadrage est un tableau du fait de sa précision et de ses qualités picturales. Autant dire qu’avec son univers absurde et sa réalisation surprenante, on tient avec The Square notre second OVNI du Festival de Cannes après La lune de Jupiter.

The Square sort le 18 octobre 2017 et a été présenté en compétition officielle au Festival de Cannes 2017.

Retrouvez tous nos articles consacrés au 70e Festival de Cannes ici.

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À propos de l'auteur

Nicolas Diolez

Rédacteur à la recherche de la moindre trace de génie sur pellicule et qui vit selon un axiome très précis : « un jour sans critiquer Michael Bay est un mauvais jour, mais un jour sans encenser Martin Scorsese en est un bien pire. »

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