Avignon 2018 – Un rapport sur la banalité de l’amour : oseriez-vous aller aussi loin par passion ?

0

Un rapport sur la banalité de l’amour dévoile une histoire d’amour improbable au cœur d’un contexte dramatique où les idées nazies gagnent progressivement du terrain. Une relation troublante dans une époque troublée. Et un grand moment de théâtre.

Une passion improbable. L’Histoire devrait les séparer, et pourtant…  Au cours de cinq rencontres se déroulant entre 1925 à 1950, nous suivons l’histoire d’amour passionnelle de Martin Heidegger, professeur de philosophie, et son étudiante Hannah Arendt. Des rencontres également rythmés par des débats violents où la jeune femme juive reproche à son amant de collaborer avec les nazis. Mais l’amour se révèle plus fort que les convictions, bien au-delà de la morale.

Des comédiens remarquables. Emmanuelle Wion est bouleversante de sensibilité dans son rôle. À fleur de peau, mais néanmoins solidement ancrée dans ses convictions et son combat contre le totalitarisme, elle complète à merveille le duo qu’elle forme avec André Nerman dont la prestance est admirable. Deux acteurs magnifiques et humbles, au jeu très cinématographique pour une histoire d’amour passionnelle et sensuelle qui nous laisse émus et admiratifs.

Un rapport sur la banalité de l’amour, de Mario Diament, avec Emmanuelle Wion et André Nerman, se joue du 6 au 29 juillet au Festival Off d’Avignon, au Théâtre La Luna, à 13h45. Relâche le mercredi.

Retrouvez tous nos articles consacrés au Festival Off d’Avignon ici.

Avignon 2018 - Un rapport sur la banalité de l'amour

© Théâtre La Luna

Advertisement
(Visited 1 times, 1 visits today)

Avis

9 Pas banal du tout
  • Votre avis (0 Vote) 0

À propos de l'auteur

Mélina Hoffmann

Les rubriques littérature et théâtre : c'est moi ! Je suis une rédactrice qui ose (mettre sa vraie photo ! C'est déjà ça.) J'aime les beaux mots, les belles histoires, les belles rimes, et les G Squad. Mon livre préféré ? Oui-oui à la plage, sans hésiter. Pour le suspense. Surtout à la fin, quand le château de sable...

Réagissez !

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.