[Critique] Weezer, fin de disette…

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Pendant des années, on a considéré le fan de Weezer comme une sorte de masochiste vicieux. Après deux albums cultes et ayant défini aussi bien un son qu’une époque, le groupe s’est en effet enfermé dans une espèce de cocon sécuritaire, enchaînant albums aussi insipides qu’impersonnels.

C’est donc une énorme surprise que referme leur dernier album : il est excellent. Abandonnant les facilités mélodiques et la production (trop) léchée de Ratitude ou Hurley, Everything Will Be Alright In The End est un plaisant retour au sources. Car si les mélodies sont bien sur là, elle sont plus entêtantes que tout ce que le groupe a sorti depuis Pinkerton.Foolish Father, Da Vinci, Cleopatra, Ain’t Got Nobody ou encore l’extraordinaire Euology for a Rock Band sont tant de perles pop d’une finesse aussi rare que rafraîchissante.

Mais cet album est surtout (enfin) un album de la maturité. La mélancolie s’installe, détruisant la fausse insouciance adolescente qui marquait le travail du groupe depuis quelques années. Weezer sonne vrai, Weezer sonne beau, Weezer semble de nouveau sur la bonne voie, et pour la première fois depuis quinze ans, on a envie de les suivre, de penser que oui, tout ira bien à la fin.

Everything Will Be Alright In The End de Weezer, sortie le 7 octobre 2014.

Article écrit par Elias Campos

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Avis

8.5 Incontournable
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