[Test Blu-Ray] Les Âmes Silencieuses, lenteur d’Hammer

Sorti dans nos contrées en une discrète parution vidéo, Les âmes silencieuses s’inspire d’une histoire vraie bien usée : en 1974, la jeune Jane est sujette aux expérimentations d’un docteur convaincu que le surnaturel est une manifestation de l’inconscient. D’où une vieille maison en campagne, des jeunes gens horrifiés et Belzébuth au rire sardonique.

Le long-métrage est produit sous l’égide d’une Hammer flambante neuve et de sa conception prestigieuse de l’horreur. La mise en images s’y montre donc éminemment léchée, autant dans son authentique reconstitution qu’à travers sa soigneuse photographie. Elles sont les garantes – avec un convaincant casting – de l’approche psychologisante du récit et produisent quelques instants d’angoisse bien troussés.

Enjoint à produire un maximum de sursauts, le récit pousse benoitement ses personnages dans de répétitifs crissements de violons au détriment de motivations secrètent qui tardent à se manifester. Il aurait sans doute fallu privilégier une approche plus émouvante de cette étrange Jane et renforcer les qualités sous-jacentes de cette production fort intéressante mais plombée par ses impératifs horrifiques.

Les âmes silencieuses est disponible en Blu-Ray, DVD et VOD.

Avis

6.5 Pour amateurs

On ne le redira jamais assez mais Metropolitan est un éditeur qui bichonne la technique de ses moindres sorties. Preuve en est avec l’incroyable transfert de ces Âmes Silencieuses. L’image volontairement granuleuse ne se départie jamais d’une clarté et de couleurs proprement puissantes, à l’image d’une imposante photographie.

La partie sonore est un véritable festival multicanal. Autant vous prévenir, la folle puissance des planchers piétinés, cassages d’assiettes et autres vrombissements démoniaques vous donnera quelques sueurs et quelques manipulations de télécommande afin de ne pas effrayer votre voisin. Presque trop si on les compare à la modestie des dialogues, tout de même nombreux.

Enfin, les bonus constituent la bête noire de cette édition puisque seuls des bandes annonces ont traversées la Manche. C’est fort regrettable si l’on fie à un récit autant rattaché à une apparente histoire vraie et si l’on s’émerveille d’un travail d’image aussi poussé.

  • Film 6
  • Image 10
  • Son 9
  • Bonus 1
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