[Critique] Résistance naturelle, le doux breuvage

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Jonathan Nossiter aime le vin. Après son Mondovino qui avait connu succès critique, public et même télévisuel (merci Arte), le voilà qu’il revient avec ce nouvel objet qui prend également comme thème principal le breuvage de Bacchus.

Heureusement, les deux projets ne se télescopent pas. En fonctionnant en duo, ils ne sont que des pierres respectives destinées à construire un édifice plus large.

Alors que Mondovino jouait davantage la carte de l’exhaustivité, Résistance naturelle va entrer dans l’intime du vin. Une région est représentée – la Toscane, patrie du Chianti -, une catégorie de travailleurs du vin a la parole – le vigneron. Ce parti-pris d’une humanité sans égale va permettre de mieux appréhender la complexité d’une profession saccagée.

Parallèlement et à partir d’extraits et citations, le réalisateur ouvre sur un discours identique sur le cinéma. Loin d’être lourdingue, c’est en se mettant lui-même en scène qu’il arrive à faire ce parallèle entre 7ème Art et boisson. La colère est présente. La passion est ressentie. La sincérité est alors totale. L’amateur intransigeant des bonnes choses ne peut finalement que se reconnaître dans ce double propos. Résistance naturelle se pose alors comme un projet de combat. La lutte continue !

Résistance naturelle est sorti le 18 juin 2014 au cinéma.

Article écrit par Thibaut Fleuret

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