Prince en pilotage automatique

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Il y a des légendes qui disparaissent d’un coup, laissant derrière eux un héritage fini, révisable et fermé, entretenant ainsi une certaine prestance, c’est par exemple le cas de Michael Jackson ou Nirvana. D’autres font honneur à leur carrière, enchaînant albums novateurs et intéressants, tel David Bowie. Il existe enfin une dernière catégorie d’artistes. Vivant sur leur passé, ils meurent lentement, laissant s’effacer leur flame au fur et à mesure. Prince est l’un d’entre eux.

Si chacun de ses albums, chacune de ses apparitions reste un événement, qui se rappelle d’un seul morceau du Kid de Minneapolis sorti dans les années 2000? Et ce n’est pas Art Official Age qui changera la donne. Surexploitant sa propre formule, s’auto-plagiant presque, il enchaîne funks pseudo-sexy et balades sirupeuses avec une prétention sans limites.

Prince se croit intouchable, pense que chacune de ses sorties est un chef d’œuvre, et à l’écoute de morceaux comme Breakfast can Wait ou l’insupportable Breakdown, on ne peut que lui donner tort et regretter l’homme qui fut le plus talentueux des pop-stars, il y a déjà trente ans.

Avis : 2/10

Art Official Age de Prince, sorti le 26 septembre.

Article écrit par Elias Campos

 

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