[Critique] A Girl At My Door ou le coréen (re)nouveau

On pouvait s’imaginer connaître le cinéma sud-coréen par coeur, de sa violence sans fard à sa manière d’intégrer des problématiques locales au sein de films de genre. Et voilà que July Jung, jeune réalisatrice de A Girl At My Door, le reprend en en retravaillant les coutures.

Suivant le parcours d’une jeune chef de police mutée pour des raisons mystérieuses au sein d’un village inquiétant, le récit prend le pouls des lieux qu’il retranscrit avec une fausse délicatesse. En résulte un rythme lancinant qui entraine quelques longueurs, jamais préjudiciable pourtant au projet général: celui de dépeindre une monstruosité en éclosion au sein de la banalité quotidienne.

La réalisatrice, dotée d’un sens esthétique remarquable, peint par aplats successifs le portrait d’une humanité effritée par ces unes de journaux (crise, minorité bafouée, alcool…) qui prennent soudain vie avec une douce mais perverse violence, jusqu’à une résolution à la résonance presque implacable. Puissant.

A Girl At My Door sort le 5 Novembre en salles, après une ovation cannoise dans la sélection Un Certain Regard.

Avis

8 Douceur asiatique
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