Game of Thrones : la (bonne) drogue de George R. R. Martin

Plus les saisons passent et plus Game of Thrones nous transforme en junkies. Il n’y a qu’à voir le déferlement sur les réseaux sociaux les 48 heures suivant la diffusion d’un nouvel épisode. Si les précédentes années ont su nous rendre dépendants, cette quatrième saison fait de nous des accros incapables de se passer de notre dealer : George R.R. Martin.

En 10 épisodes, la série parvient à pallier son principal problème : la prétendue lenteur de son intrigue avec peu de moments mémorables. Moyen subtil d’endormir notre méfiance avant de nous faire prendre la dose fatale. Une stratégie payante tant cette nouvelle saison regorge de détails inoubliables et de séquences-chocs. À chaque fois on part pour cinquante minutes de trip psychédélique, les yeux exorbités, un « mais ce n’est pas possible ! » aux lèvres et derrière, une semaine pour redescendre… avant de recommencer.

Expérience malsaine, sublime, destructrice, salvatrice, avec un brin de masochisme, nos personnages vivent le pire et on en redemande. Nous voilà désormais au sevrage forcé par un George R.R. Martin sadique, peu importe, si on veut on arrête demain… ou pas.

Avis : 9,5/10

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