[Critique] Favelas : la beauté sous la crasse

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Le trop rare Stephen Daldry (Billy Elliott, The Reader) nous embarque pour le Brésil, au cœur de la face cachée de Rio de Janeiro : les favelas. Loin d’en faire l’éloge de la misère, le réalisateur en tire une magnifique aventure remplie d’espoir.

Par le truchement de l’enfance, son thème de prédilection, Daldry parvient à se sortir de l’apitoiement inhérent au décor pour en dévoiler toute sa beauté. Derrière cet immense tas d’ordures se cache une véritable ode à l’amitié, l’entre-aide, le partage et la justice. Des valeurs incarnées par un trio d’apprentis comédiens étonnants, appuyés par Martin Sheen et Rooney Mara.

Favelas rappelle La Cité des Dieux, Slumdog Millionnaire voire des Goonies avec un sens du rythme et de l’énergie impeccable et implacable. Un brin naïf, le long-métrage n’en omet pas moins des passages plus sombres, cruels, pour mieux laisser ressurgir ses moments de joie. Favelas livre le meilleur de l’être humain sans sombrer dans le larmoyant, avec en prime, un discours politique en filigrane. Le film à voir de cette fin d’année.

Favelas sort le 12 novembre 2014 chez nous

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