[Critique] Expendables 3, paradoxe poussiéreux

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Il est amusant de constater combien l’envie de rameuter large signifié par ce dernier opus d’une franchise bancale laissera à la marge la majorité de son public. Un paradoxe qui est au cœur d’Expendables 3, là où l’intention première du projet (remettre au goût du jour les gloires d’antan) est parasitée par les diktats de l’époque (place aux jeunes lisses).

Oubliez l’excitation produite par la vieille testostérone tant aimée et laissez place à un Stallone éteint et sa troupe d’inconnus fadasses qui prennent la place sur plus de la moitié de l’intrigue. Récit toujours aussi guère captivant au potentiel peu exploité, subsistant par le seul talent de Mel Gibson qui s’amuse à jouer le salaud avec délectation. On notera aussi l’abattement comique payant d’Antonio Banderas, planche de salut d’un dernier opus qui sent sérieusement la poussière.

Patrick Hugues, dont c’est le deuxième long-métrage, cadre dans le chaos le plus total des séquences d’action répétitives, impression renforcée par les décors en ruine qu’on sent choisies pour la seule minceur du budget. Et comme une absurde décision monétaire retire au projet toute sensation d’impact ou de violence, le tout n’en est que plus cataleptique. On en vient à se demander si il ne serait pas temps de fermer boutique.

Expendables 3 sort en salles le 20 Août 2014.

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Avis

3.0 Pas terrible
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À propos de l'auteur

Emyr Phœnix

Shooté au cinéma depuis son plus jeune âge, c’est avec une insatiable curiosité qu’il guette le prochain rubis filmique susceptible d’être révélé. Même si ça ressemble à une aiguille dans une botte de foin.