[Critique] Eden, Garage et Daft Punk

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Il sera difficile de faire la fine bouche devant le formidable travail de reconstitution conçu par Mia Hansen-Love et son frère Sven, dont le récit est pour partie autobiographique. Sur plus de vingt ans, on suit l’apprenti DJ Paul dans sa passion pour la musique électronique (Garage pour être précis) et sa redescente progressive sur terre.

Un projet ambitieux qui prend toute son ampleur dans sa manière de brosser avec fougue un univers peu traité et ici retranscrit avec un soin maniaque. Faisant fi des restrictions budgétaires, Hansen-Love imprime grâce à une mise en scène en perpétuel mouvement une énergie contagieuse, soutenue par de multiples clins d’œil habilement dispersés.

Puis une désillusion pudique fait place dans le dernier tiers du film, manière de rappeler le fracas des rêves face au béton rêche du quotidien. Là, le rythme ralentit, laissant entrevoir des failles humaines qui ont quelque peu tardé à pointer leur bout du nez. Embrassant mieux son époque que donnant chair au trouble de l’être humain, Eden est un long-métrage à saluer, ne serait-ce que pour le frisson d’une époque aux rythmes insouciants.

Eden sort le 19 Novembre 2014

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