Critique] Divergente : la troisième voie

Le monde des adaptations de saga littéraires pour adolescents se divise en deux catégories. Celles à l’orientation adulescente, telles Harry Potter, et celles où la trame narrative se concentre sur la relation amoureuse liant l’héroïne au beau ténébreux, à l’image de Twilight. Puis vînt Divergente.

Pourtant, l’œuvre de Neil Burger comprend tous les codes du film pour adolescentes en fleurs. On y retrouve l’idée de la jeune rebelle voulant s’affranchir des règles dictées par la société aseptisée, tombant sous le charme de son mystérieux protecteur. Les personnages accumulent les stéréotypes et Divergente enchaine les clichés du genre, y compris l’inévitable parenthèse sur la sexualité.

Toutefois, le film s’émancipe de son cadre limité pour venir surfer sur la vague d’Hunger Games. On y retrouve cette décharge d’adrénaline, ce goût pour le spectaculaire bien rythmé. En outre, Divergente a l’intelligence de ne pas se restreindre son schéma narratif à une amourette réchauffée, reléguant celle-ci au second plan.

Si Tris n’est encore loin d’atteindre le niveau d’une Katniss Everdeen, elle a le mérite d’essayer. Les suites signées, le défi reste maintenant de forger sa propre identité.

Divergente est sorti le 9 avril 2014 au cinéma

6.5 Passable
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