[Critique] White Shadow l’enfer des superstitions

Premier long métrage de fiction réalisé par Noaz Deshe, White Shadow conte l’histoire d’Alias, un jeune albinos tanzanien confronté à la violence sanguinaire d’un groupe de mercenaires payé pour un trafic d’organes « magiques »

Filmé tantôt en caméra sur pied, tantôt en plans mouvants comme pour les reportages, White Shadow ressemble à ces documentaires où l’animal est traqué, hanté, sans pouvoir trouver d’échappatoire. La violence surgie et le réalisateur ne nous cache rien de sa barbarie, nous plongeant au milieu d’un film d’horreur. Le spectateur ressent alors avec force toute l’injustice de ces actes, commis seulement par superstition et appât du gain.

À côté de ces scènes fortes, Noaz Deshe dévoile le quotidien de cet enfant, alternant ainsi les rythmes au risque de frôler par moments l’ennuie. Les différents personnages n’en demeurent pas moins attachants et intrigants, Hamisi Bazili (Alias) et le jeune Salum Abdallah (Salum) interprétant leurs rôles avec justesse et émotions.

White Shadow sortira le 11 mars 2015.

Avis

6.5 Pas mal !
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Ida Gonthier

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