[Critique] Vulnicura : Björk ≠ beurk

Cela fait presque trente ans que Björk est apparue sur les radars, tour à tour pop-star, expérimentatrice hors-pair, hypée et délaissée, elle est à présent une part entière de la pop-culture mondiale.

Cependant, elle avait comme disparu ces dernières années, les sans-surprises Volta et Biophilia ne s’étant que très peu fait remarqués. On pouvait donc croire Björk dans une espèce d’impasse créative, peut-être avait-elle fait le tour du sujet? Peut-être son inspiration s’était tarie avec les années?

Et puis Patatras, il aura suffi d’une rupture, celle, amoureuse, avec son ancien compagnon Matthew Barney, pour que l’Islandaise reprenne du poil de la bête. Car Vulnicura est un excellent album. Personnel, sensible, il montre enfin une image humaine de la super-star. Chose qu’elle n’avait pas fait depuis Vespertineil y a déjà 15 ans. Adieu grandiloquences et prétention, faisons place à un être touchant, presque mignon, on croirait même parfois entendre la Björk malicieuse de Debut

Produit à la perfection par le petit génie Arca, déjà remarqué derrière le chef d’œuvre de Kayne West Yeezus et le premier album du phénomène FKA Twigs, c’est comme un vent nouveau dans ces instrumentations pourtant « björkiennes » en diable. Cordes et boites à rythme n’ont jamais aussi bien sonné. Ou du moins depuis Homogenic. 

Vulnicura est sorti le 20 janvier 2015.

Article écrit par Elias Campos

Avis

8 Elle nous avait manqué
  • User Ratings (3 Votes) 9.2

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