Critique Verity : saurez-vous distinguer le réel de la fiction ?

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Verity est un thriller psychologique glaçant qui nous plonge dans l’esprit torturé d’une femme aux secrets terrifiants.

Verity Crawford est une auteure reconnue à qui tout souriait jusqu’à ce qu’un grave accident la prive de sa capacité à écrire. Son mari recrute alors Lowen Ashleigh, dont les livres se vendent à peine et dont les finances sont à peu près au même niveau que sa vie sentimentale : au point mort. Sa mission ? Devenir le ghostwriter de Verity et terminer à sa place sa série à succès. Une belle opportunité que saisit Lowen, sans savoir dans quel marécage elle s’apprête à mettre les pieds… Préparez-vous à une lecture aussi captivante que dérangeante !

« Ce que vous allez lire pourrait parfois tant vous déplaire que vous aurez envie de tout recracher, pourtant, vous finirez par l’avaler et cela entrera en vous, dans vos tripes, et cela vous fera souffrir.« 

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Captivant d’un bout à l’autre

Cela faisait un moment que nous n’avions pas été happés et remués aussi vite par un roman. C’est vrai, il faut généralement bien un ou deux chapitres avant que l’intrigue et le suspense se mettent véritablement en place et que – dans le meilleur des cas – on en arrive à avoir du mal à lâcher le livre.

Mais Colleen Hoover est maligne ! Car elle nous met dès les premières pages face à une scène qui pousse directement le curseur de la tension au maximum ! Alors, certes, cette scène n’aura finalement aucun rapport avec l’histoire, n’empêche que pour ce qui est de s’emparer sans attendre de notre attention : ça fonctionne ! Du coup, c’est sur le qui-vive que l’on poursuit la lecture, car on a bien compris que l’ennui ne serait pas prévu au programme.

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Un roman déstabilisant

L’intrigue se met donc en place jusqu’à se changer en huis-clos angoissant. En effet, Lowen se retrouve à vivre dans la maison de cette auteure devenue immobile et silencieuse, de son mari et de ses enfants. Et on ressent immédiatement l’atmosphère un peu sinistre de ces lieux, qui se fait glaçante à mesure que Lowen se plonge dans la lecture de ce qui semble être l’autobiographie de Verity.

Car les confidences terrifiantes qu’elle y découvre dressent le portrait d’une femme perverse, capable des pires atrocités. Et puis, il y a ce doute qui grandit de plus en plus : et si Verity jouait la comédie ? Car il se passe des choses étranges dans cette maison remplie de secrets…

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Aussi brûlant que glacial

Alors bien sûr, on la voit venir l’idylle entre Lowen et le charmant mari de Verity ; si bien qu’on se demande un instant si l’histoire ne va pas basculer vers le new romance – genre de prédilection de Colleen Hoover. D’autant que la fameuse biographie est parsemée de scènes sensuelles. Mais on est vite rassuré. Car si l’auteure souffle en effet le chaud et le froid, c’est le froid qui l’emporte.

Ainsi, c’est une double intrigue qui se met en place. On se demande non seulement comment Lowen va mener à bien sa mission et se sortir de ce qui ressemble de plus en plus à un enfer, mais on est aussi suspendu à la lecture de ces pages biographiques aux allures de film d’horreur ! Et on ne sait plus trop qui ou quoi croire, ce qui relève de la vérité ou de la mise en scène, qui est sincère et qui ne l’est pas. Bref, redoutablement efficace jusqu’à la dernière page !

Verity, de Colleen Hoover, est paru le 01er octobre 2020 aux Éditions Hugo Thriller.

Critique Verity

Avis

9.0 Captivant et dérangeant
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