[Critique] Trois souvenirs de ma jeunesse : la mémoire au cinéma

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Paul Dédalus, personnage principal de Trois souvenirs de ma jeunesse, ou le Antoine Doinel contemporain. Par la récurrence de ce personnage, héros trentenaire déjà vu dans « Comment je me suis disputé », c’est à une référence à la fois à l’histoire du cinéma mais aussi à ses propres films qu’Arnaud Desplechin s’adonne : il fait ici le récit de trois souvenirs de la jeunesse de Paul interprété par Mathieu Almaric, Quentin Dolmaire et Antoine Bui.

Un film poétique, théâtral, sombre parfois et lumineux souvent, qui vient traiter du thème central de l’identité et de sa construction, en se centrant sur l’impact des liens relationnels, de filiation, d’amitié et d’amour.

Le récit est construit sur les souvenirs de Paul, dont la qualité varie du fait du temps écoulé : la jeune enfance de Paul est très courte, l’adolescence un peu plus longue, laissant plus de place à l’histoire d’amour entre Esther (Lou Roy Lecollinet) et Paul au cours de sa vie étudiante. Le film semble alors déséquilibré, d’autant plus que les trois souvenirs sont peu liés, mais présente malgré tout une recherche structurelle riche.

Ainsi, Trois souvenirs de ma jeunesse est à voir, tant la réflexion sur la jeunesse, l’identité, et l’amour est bien menée.

Trois souvenirs de ma jeunesse est sorti le 20 mai 2015

Article écrit par Quentin Moyon.

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