Critique The Disaster Artist, le merveilleux du nanar

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Peut-on faire un grand film à partir d’une œuvre mauvaise ? Avec The Disaster Artist, James Franco cinéaste tente le pari. Il narre dans sa nouvelle création la genèse du film The Room. Ce maître étalon du nanar est dans le réel le fruit de l’imagination de Tommy Wiseau, aspirant acteur raté devenu célébrité outre-atlantique grâce à ce (très) mauvais film. Un programme qui ne laissait pas augurer d’un aussi bon film.

La sincérité comme porte-étendard. James Franco n’est peut-être pas un bon cinéaste, mais c’est un hyperactif sincère. On perçoit combien l’incompétence chronique de Wiseau, toujours le fruit d’une inconscience salvatrice face à la vie, l’a touché. En épousant avec amour les failles du personnage, Franco nous rappelle combien la nullité est rassembleuse quand elle est produite avec du coeur. L’essence du nanar donc.

Un récit mené tambour battant. The Disaster Artist étonne par son dosage parfaitement équilibré entre l’humour et l’émotion. Grâce soit rendu à un casting impeccable duquel surnage un Dave Franco épatant. Le regard compassionnel de son personnage, compagnon de jeu torturé de Wiseau, permet au duo central d’étonner, d’amuser et enfin d’émouvoir.

The Disaster Artist sort le 07 mars 2018 dans les salles françaises.

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Avis

7 Le bon du mauvais
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À propos de l'auteur

Emyr Phœnix

Shooté au cinéma depuis son plus jeune âge, c’est avec une insatiable curiosité qu’il guette le prochain rubis filmique susceptible d’être révélé. Même si ça ressemble à une aiguille dans une botte de foin.

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