[Critique] Sense8 S01 : un Cloud Atlas réussi

Pinterest LinkedIn Tumblr +

Trois ans après l’échec de Cloud Atlas au cinéma, les Wachowskis renouvellent leur oeuvre humaniste entremêlée de science-fiction avec une série écrite et réalisée (7 épisodes sur 12) par leur soin, Sense8, diffusée sur Netflix. Paris gagné.

Aidés de leurs collègues James McTeigue (V for Vendetta) et Tom Tykwer (co-réalisateur de Cloud Atlas), ils donnent vie à un show très proche d’Heroes où une dimension philosophique prend très nettement le pas sur l’action, utilisée comme la violence, en dernier recours. La connexion à Heroes vient naturellement, surtout par rapport aux protagonistes étrangers les uns aux autres qui doivent apprendre à utiliser leur “pouvoir” tout en prenant conscience qu’ils ne sont pas seuls dans un monde qui les rejette.

Cependant, les sensitifs ne cherchent pas à combattre l’organisation qui les traque, mais tentent au contraire de fuir puisque leur marginalité et leur isolement quotidien leur permet de ne faire qu’un. Les émotions, souvenirs et compétences de chacun servent l’intérêt commun.
Ces 8 “mutants”, constamment à l’écoute de leurs émotions, forment un cercle amoureux, brisant les traditionnelles relations des séries, dans un monde rendu fou par la violence et l’isolation technologique.

Share.

Leave A Reply

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.