[Critique] Rendez-vous à Atlit

Le cinéma est un septième art à l’image de l’humain qui l’utilise à son escient : souvent pavé d’intentions bonnes et généreuses qui d’une idée à son incarnation pelliculée semble avoir du mal à rester intact. Rendez-vous à Atlit, à la fois portrait féminin et oxymore pour une paix politique, s’y avère comme une illustration adéquate.

Rendez-vous à Atlit, c’est la ville israélienne dans laquelle trois sœurs se retrouvent pour discuter de l’héritage familial. Au bord d’une possible paix, le pays vibre en plein 1995 d’un enthousiasme au destin funeste. Construit en huit-clos, l’intrigue s’intéresse d’abord à l’évolution de trois caractères à priori disjoints mais unis par l’apparition de fantômes parentaux. Tout cela traité sans force ni caractère.

Car en voulant tout ramener sur « un même plan de réalité », Shirel Amitaï transfère la possible poésie de son univers vers des dialogues démonstratifs et des progressions de personnages trop abruptes pour convaincre, alors même que l’interprétation générale ne se montre pas toujours à son aise. On assiste alors le regard vitreux et l’émotion glacée à un conflit qu’on sait si tristement paralysé, loin d’une initiale soif de tolérance.

Rendez-vous à Atlit sort le 21 Janvier 2015 en salles.

Avis

4 Franchement Moyen
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