Critique Première Année (de tous les possibles)

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Après un Médecin de Campagne coussi-coussa, Thomas Lilti retrouve avec Première Année de la vigueur. Cette énergie, il la puise dans la jeunesse en s’intéressant à Benjamin, fraîchement débarqué dans sa première année de médecine. En croisant Antoine, triplant, il va souder une amitié et apprendre à connaître un univers sauvage, où la compétition fait rage.

Rester fort en restant vraisemblant. Lilti a cette faculté unique de parvenir à recréer en toute sérénité un univers, une atmosphère, un bruissement vivant. Quasi méticuleux dans son approche, le cinéaste rend fascinant et bouillonnant l’écosystème d’une première année de médecine. Finement reconstruit, le monde qui se déploie sonne toujours juste et amène sans forcer un propos plus féroce sur l’individualisme très peu montré de ces écoles prestigieuses.

Un duo éclatant. Lilti trouve l’élan qu’il manque parfois à son regard au ras du sol dans son duo central. L’alchimie qui naît entre Vincent Lacoste et William Lebghil est électrique, si bien qu’on espère à chaque tournure de plan que ces deux-là se retrouvent de nouveau à l’image. On félicite particulièrement Lebghil, qui a déjà tout d’un grand en devenir.

Première Année sort le 12 septembre 2018 dans les salles françaises.

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À propos de l'auteur

Emyr Phœnix

Shooté au cinéma depuis son plus jeune âge, c’est avec une insatiable curiosité qu’il guette le prochain rubis filmique susceptible d’être révélé. Même si ça ressemble à une aiguille dans une botte de foin.

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