[Critique] Modest Mouse peine à se renouveler

Si on connait majoritairement Modest Mouse pour « Float On » tube interplanétaire du début de siècle, on a tendance à occulter l’influence qu’ont eu leurs premiers albums sur le monde du rock indépendant. « The Moon and Antartica« , sorti en 2000 et « The Lonesome Crowded West » de 1995 ont en effet tous deux laissé une empreinte importante. C’est donc avec hâte, et un peu d’appréhension, que l’on découvre leur nouvel album, accouché dans la douleur et le doute, après 8 ans, de nombreux producteurs et incidents.

Et pourtant, le résultat sonne… Comme un album de Modest Mouse, le principal single « Lampshades on Fire » en est un excellent exemple. Le morceau est aimable et ressemble à un best of condensé, toutes les caractéristiques du groupe y sont incluses. Les voix éraillées, presque country? Check. Les rythmiques sautillantes? Check. Les breaks harmoniques? Check.

Et c’est au final à cela que ressemble l’album. C’est l’œuvre d’un groupe sûr de lui, qui n’a plus rien à prouvé, qui se permet, entre deux morceaux carrés, quelques incartades originales. Anecdotique ? Pour sûr. Mauvais ? On en est loin.

Strangers to Ourselves est sorti le 17 mars 2015

Article écrit par Elias Campos

Avis

6 Passable
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