[Critique] Mad Max Fury Road, blockbuster anar

Voilà que sort enfin Mad Max Fury Road, le blockbuster le plus messianique de la saison, celui qui doit donner la fessée tant attendue à une moisson de franchises mécanisées. George Miller reprend les rênes du Max fou en pleine compétition pyrotechnique et entend bien laisser de son puissant talon une empreinte sur l’univers post-apocalyptique qu’il a lui-même dessiné 30 ans de cela.

Pourtant, il faut un certain temps d’adaptation pour appréhender le surlignage punk amené par son réalisateur. Dès l’introduction, celui-ci ne lésine sur aucun effet pour faire rutiler la mécanique, d’accélérés grotesques à une partition sonore tonitruante. Tenant son récit sur un fil aux enjeux simplistes et un Max effacé, ce Fury Road tend d’abord à désarçonner.

C’est alors qu’à l’instar d’un sale gosse mal léché qui ferait tout pour attirer l’attention, on finit par être pris à court de souffle devant cet opéra malade visuellement mémorable. La folie passionnelle qui anime Miller nous contamine à force de minutie fétichiste et de séquences d’action mythiques, transformant le mauvais goût en or pur. Unique.

Mad Max Fury Road est sorti le 14 mai 2015 en marge du Festival de Cannes

Avis

8 Madness
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